Pourquoi tu ne progresses pas d'un marathon à l'autre

Coureur en séance d'entraînement fractionné

3 mois de prépa. 1 mois de repos. 2 mois de footings. Une nouvelle prépa marathon.

C'est le cycle que je vois revenir chez beaucoup de coureurs qui viennent me voir pour un objectif précis.

Boucler le marathon, mais ne jamais progresser

Ils arrivent à boucler les 42,195 km. Chaque fois.

Mais d'une prépa à l'autre, rien ne bouge vraiment. Leur temps sur 10 km stagne. Leur temps sur semi ne progresse pas. Pire, leur VMA (vitesse maximale aérobie) baisse, année après année.

Le marathon devient une case à cocher, pas une performance qui se construit.

Pourquoi la prépa seule ne suffit pas

On court un marathon à un pourcentage de sa VMA.

Sans travail de fond sur cette VMA, sur le SV1 (seuil ventilatoire 1), sur le SV2 (seuil ventilatoire 2), sur l'endurance fondamentale, la prépa terminale ne fait que gérer ce qui existe déjà. Elle n'ajoute rien de nouveau.

4 repères pour comprendre ta progression

  • La VMA (vitesse maximale aérobie), c'est la vitesse la plus rapide que ton corps peut tenir en utilisant l'oxygène comme carburant principal. Elle sert de référence pour caler la plupart de tes autres allures.
  • L'endurance fondamentale, c'est l'allure la plus facile à tenir, celle où tu peux courir longtemps sans forcer. C'est la base sur laquelle tout le reste se construit.
  • Le SV1 (seuil ventilatoire 1), c'est une allure plus soutenue, plus proche de ton allure marathon que de l'endurance fondamentale. C'est le rythme que tu peux tenir longtemps sans exploser, mais sans être à l'aise non plus.
  • Le SV2 (seuil ventilatoire 2), c'est le moment où ton effort devient nettement plus dur à tenir, où tu commences à devoir vraiment te concentrer sur ta respiration. C'est une allure clé pour progresser sur semi et marathon.

Ce sont ces repères qui donnent leur sens aux séances de ta préparation : chacune travaille l'un d'eux, pas au hasard.

Préparer un marathon, c'est une chose. Progresser d'un marathon à l'autre, c'en est une autre.

Une progression se construit sur plusieurs cycles

Une vraie progression, ça se construit sur plusieurs cycles. Chacun avec son objectif propre, pensé en fonction du profil de l'athlète, pas juste enchaîné parce que la date d'inscription approche.

C'est le principe de la palette de vitesses : plus tu entraînes des allures variées, plus ton corps a de raisons de progresser d'une saison à l'autre.

Dans un accompagnement individualisé, ces zones ne sont pas des chiffres génériques trouvés en ligne. Elles sont calculées à partir de tests terrain, propres à toi.

Et toi, tu progresses ou tu tournes en rond ?

Si tu enchaînes les marathons sans sentir de vraie évolution, ce n'est pas une fatalité. C'est souvent le signe qu'il manque un travail de fond entre deux prépas.

C'est ce que je construis avec la Méthode 42 Marathon : un entraînement individualisé, avec tes propres zones d'allure calculées sur le terrain, pensé sur la durée, pas juste pour boucler la prochaine ligne d'arrivée.

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Matthieu Hisleur, coach running depuis 30 ans, créateur de la Méthode 42.